Qu’est-ce que la repentance ? Qui peut la réclamer ? De qui doit-on l’exiger ? Et doit-on seulement la souhaiter ? Ne faut-il pas plutôt lui préférer un exercice de la mémoire, loin de tout calcul politicien, nourri au devoir d’histoire et de vérité, lui substituer une vigilance intraitable à l’égard des injustices d’aujourd’hui ?
Sollicités par l’universitaire Ismaël -Sélim Khaznadar, intellectuels Algériens, français, tunisiens, livrent dans ce recueil des textes érudits et stimulants, explorant avec rigueur et exigence les différentes facettes de ce concept – devenu étrangement à la mode ces dernières années.
Avec ces deux recueils de nouvelles – pour la première fois réunis en un seul volume – le lecteur retrouve l’écriture classique et limpide qui caractérise les premiers textes de Mohammed Dib.
« J’écris, au seuil de la soixantaine et considérant ma formation et les fonctions que j’ai occupées je devrais sans doute livrer ici un livre d’économie, ne serait ce que pour dialoguer avec ces concitoyens persuadés que c’est la corruption et non l’absence de démocratie qui empêche le décollage économique du pays.
« Les textes qui suivent ont paru ces cinq dernières années principalement dans le magazine culturel méditerranéen Babelmed. La plupart ont pour objet de présenter des œuvres littéraires et cinématographiques contemporaines ou leurs auteurs.
« Et maintenant laissons le léger voile de l’imagination s’interposer entre nous et ce qui nous entoure. Laissons-le venir s’étendre sur nos sens, comme cette nuit s’est étendue sur le monde, pour leur permettre d’errer dans les méandres et les interstices des saisons, où seule la magie des mots peut nous servir de sauf-conduit.
Le 26 mars 1957, on apprend la mort de Maître Ali Boumendjel arrêté 43 jours plus tôt par les parachutistes français.
«Les odeurs pestilentielles des cadavres floches. Troués de balles. Avec des visages portant toujours cette expression d’étonnement (pourquoi, moi ?).
Algérie, printemps 1957. La guerre fait rage, c’est la « bataille d’Alger ».
La capitaine Degorce (ancien résistant déporté à Buchenwald) retrouve le lieutenant Andreani avec lequel il a affronté l’horreur des combats en Indochine.
Zarta ! ou le récit foisonnant des aventures de Z. b, vedette de la presse Algérienne, figure à la fois maudite et adulée. Avec ce premier roman, édité en 2000, l’auteur signait un texte satirique, irrévérencieux et jubilatoire.
« Un intellectuel musulman chez le Pape est un événement inédit. Benoît XVI m’a reçu, il m’a prêté son attention.